USA

Expatriation : Bilan après + de 2 ans…

Il y a autant de raison de s’expatrier que de personnes qui sautent le pas. Pour ma part, nous voulions avec mon mari vivre une nouvelle expérience, et il a eu l’opportunité, de part son travail de pouvoir venir travailler en Californie. Nous sortions tout juste de thèse, je n’avais pas de poste qui m’attendais et lui l’opportunité d’aller bosser dans une des meilleures facs au monde, autant vous dire que le choix a été vite fait ! Pourquoi n’ai-je pas hésité, moi aussi ? Parce qu’avec une thèse de science en poche, je me suis dit que si je ne trouvais pas de poste dans la Silicon valley je ne suis pas sûre de pouvoir trouver ailleurs donc nous nous sommes lancés, avec le cœur balançant entre joie, peur et excitation!

Le début d’une nouvelle vie :

Les démarches administratives  entre la France et la Californie ont été assez rapide et facile. Nous avions la fac de Stanford qui nous aidait dans les démarches du coup nous n’étions pas perdu. De plus cela nous à même donnée l’occasion de se faire un petit séjour à Paris pour faire nos visas à l’ambassade.

Une fois arrivés aux USA, nous avions 2 semaines pour trouver un appart, acheter tous les meubles et finir toute les choses administratives (carte de sécurité sociale, compte en banque, ouverture de ligne téléphonique, internet, gaz, eau…) Nous avons aussi découvert le “credit score “ souvent demandé lors des recherches d’appart! En étant nouveau, nous n’en avions pas, ce qui ne nous a pas facilité la tâche ! Mais cela ne nous pas empêché d’avoir un appart plutôt pas mal! Deux semaines plus tard nous étions parfaitement installés. Pour en savoir plus sur le crédit score c’est par ici

Etant en visa accompagnant J2, ma demande d’autorisation de travail envoyé le 6 février a été acceptée le 1 mai ! Ceci étant la journée de la fête du travail en France, j’ai pris ça comme signe de bon augure! Et j’ai eu raison, après 3 rounds d’entretiens dans le labo d’intérêt j’ai finis par commencer le 25 juin! Pour en savoir plus sur demande d’autorisation de travail c’est par ici

Le bilan après plus de 2 ans à l’étranger:

Coté découverte : La  première année c’était cool car tout est nouveau et il y a pleins de truc à voir et découvrir. Mais après que tu as fait un peu le tour, tu retombes dans le train-train quotidien, sauf que tu es de l’autre côté de la planète. Bien sûr que non je n’ai pas visité tous les USA et j’en suis bien loin ! Mais le rythme de travail ne me permet pas de partir comme je le souhaite.

Une de mes premieres photo prise à San Francisco en Février 2018.

Coté famille : Nos familles étant loin nous ne les voyons pas souvent (ils essaient de venir nous voir 1 fois par an et nous de rentrer 1 fois par an) et du coup ce n’est pas toujours facile. Cette année avec l’épidémie de coronavirus les choses sont plus compliquées et nos plans seront certainement annulés, mais c’est pour le bien de tous. Cependant vivre loin paradoxalement resserre les liens, car vu que l’on se voit moins et bien quand on se voit on vit les choses à fond… et au final nous nous envoyons plus de messages et de photos au quotidien.  Mais il n’est jamais évident de ne pas pouvoir être là pour les anniversaires, les mariages, les petites joies et peines du quotidiens.

Car la vie de famille en étant loin c’est un peu de folie et de montage russe… Photo prise à Universal Studio Los Angeles en Avril 2109

Coté vie sociale : Les amis de France nous manque, on ne remplace pas 20 ans d’amitié comme ça ! Mais ne vous inquiétez pas nous avons créé des nouveaux liens ici beaucoup de français d’ailleurs ! Peut-être qu’avoir les mêmes codes culturels, fait qu’il est beaucoup plus facile de sympathiser entre français.  Exemples de différences culturelles ? Les américains mangent très tôt, ici à 18h les terrasses de restaurant sont pleines a craquer alors que nous on irait au resto à 20h30-21h ! Ils s’invitent très peu chez eux pour se faire des petits repas maisons mais plus pour un après-midi avec activité ou un barbuc en fin d’aprèm mais à 21h presque tout le monde est parti, là ou nous nous resterions des heures à discuter et refaire le monde.

Par ce qu’il faut aussi avouer la vérité, les écureuils ont été mes premiers amis mdr.

Coté langue : Nous nous sommes améliorés dans notre anglais et je trouve ça top que ce soit à l’écrit, à l’oral ou en compréhension. Mais je ne me considère toujours pas bilingue car pour moi un bilingue maîtrise parfaitement la langue même si dans les faits, ce n’est pas forcément le cas, car il existerait plusieurs forme de bilinguisme. Et puis honnêtement je ne maîtrise même pas parfaitement le français (fautes d’orthographe, d’accord ou autres) et pourtant c’est ma langue natale… D’ailleurs si ce thème vous intéresse, je vous invite à découvrir le blog 1bulle2langues (tenue par une orthophoniste) et notamment son article sur le bilinguisme ici

Coté nourriture : Assez agréablement surprise au niveau de la qualité des produits. Que se soit au resto ou aux supermarchés j’ai toujours réussi a trouver des choses de bonne qualités et avec du goût. De plus ici les alternatives pour les personnes ayant des allergies ou vegan sont très fréquentes. Note rigolote: il n’est pas rare de voir ici, dans les restos, à côté du nom du plat, le nombre de calories de celui-ci… J’avoue que des fois ça calme mes choix 😀

Petit brunch à l’américaine. Et oui c’est un mega pancake sur la droite. Photo prise chez Stacks Menlo Park en Juin 2019

Coté boulot : Le management à la française et à l’américaine sont assez différent. Là où le français vous dira rarement que c’est bien mais soulignera les mauvais points, ici ils ont auront tendance à vous dire plusieurs compliments avant d’osé formuler une critique. Niveau cadence c’est assez éprouvant dans le sens ou le nombres de congés est très faible et que à chaque fois que nous en avons nous rentrons en France et courrons à droite et à gauche pour voir tout le monde. Du coup nous rentrons encore plus fatigué qu’avant!

Mon lieu de travail. Photo prise à Stanford en Février 2018. J’y travaillais pas encore, et c’est une de mes première photo du campus, il faut croire que c’était un signe…

Bilan : Nous avons découvert un nouveau mode de vie, des nouvelles façons de travailler ou même de manger bref une nouvelle culture, qui peut même parfois être déroutante. Alors vous me direz qu’on connait tous plus ou moins les USA de part les séries télés mais je vous dirais qu’entre les sitcoms et la vraie vie il y a quand même un gouffre. C’est un peu comme la photo de vacances, personne ne voit qu’en dehors du cadre de la photo de la plage magnifique c’est souvent noir de monde à côté!

Mes conseils si vous souhaitez tenter une expérience à l’étranger:

Réfléchissez bien à pourquoi vous voulez partir, et les conséquences que cela aura sur votre mode de vie. Notamment renseignez-vous sur le prix de la vie là où vous souhaiteriez aller. Car un salaire qui parait élevé depuis la France, ne l’est pas forcement dans votre lieu de prédilection justement à cause du coût de la vie. Par exemple aux USA, les tarifs téléphoniques, internet, assurance voiture,  sont bien plus cher qu’en France. Le loyer peut aussi être un gouffre financier, par exemple là où nous sommes les loyers sont hors de prix et beaucoup de personnes vivent en colocation même à plus de 30 ans, car ils n’ont juste pas les moyens de se payer un appart seul alors qu’avec le même salaire en France ils seraient plus que bien.

Si vous envisagez de partir avec votre conjoint et que celui-ci à un visa dépendant du votre, renseignez-vous bien avant car certains ne permettent pas au conjoint de travailler !  

Et puis si avez comme lieux de chute la Silicon valley, allez lire les articles de mon blog! Et même si vous n’allez pas là-bas, vous pouvez les lires quand même pour la culture G 😉

Des bisettes,

Claire

conseils voyageur

Voyager sans soucis de santé

Coucou mes petites marmottes, avec l’épidémie du coronavirus et les conseils d’hygienes répétés à tout vas, je me suis dit qu’il serait pas mal de parler un peu des protections sanitaires à prendre lorsque vous pourrez re-voyager. Alors bien sur certains de ces conseils sont du bon sens mais on peut avoir tendance à les oublier quand on est en vacances

Pourquoi prendre des précautions ?

Commençons par un peu de biologie simplifiée. Notre corps est « adapté » à l’environnement dans lequel il vit. Parce que nous rencontrons régulièrement les mêmes germes, notre système immunitaire apprend à les reconnaitre et à mieux les combattre. Lorsque vous voyagez, vous changez d’environnement, les germes ne sont pas les mêmes et votre corps peut avoir un peu plus de mal à se défendre si il n’a pas encore appris à se battre contre. Un peu comme bébé qui est toujours malade au début qu’il rentre en crèche… En plus de l’environnement qui change, vous allez aussi changer d’alimentation, parfois de latitude et cela peut créer quelques soucis de santé… Et bon on va se le dire entre nous, être malade en vacances ou ramener une maladie en souvenir de voyage ce n’est pas le but, donc comme on dit, il faut mieux prévenir que guérir.

Quelles précautions puis-je prendre avant mon départ ?

Avant de partir, toujours, toujours, toujours (oui oui 3 toujours car c’est important) regarder les informations fournies par le site https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/ pour voir qu’elles sont les recommandations en cours pour votre futur destination. Non seulement vous saurez si des vaccins sont à faire obligatoirement, lesquels sont recommandés et si des cachets sont à prendre à titre préventifs (comme pour le paludisme). Mais vous saurez aussi si ils y a des régions instables, qu’il est fortement recommandé d’éviter pour votre propre sécurité dans ce pays. Je vous conseille aussi de parler rapidement de votre projet voyage à votre médecin traitant, il pourra vous dire quand faire les vaccins obligatoires pour qu’ils soient efficace, et quelles précautions vous devriez prendre en plus ou pas suivant votre état de santé.

Puis je voyager avec des médicaments ?

Suivant les pays où vous allez, les réglementations changent, que ce soit sur les médicaments autorisés ou non et les quantités qu’il est possible d’amener. Donc quand vous faites votre mini trousse à pharmacie, prenez que des produits basiques et consultez le site du consulat du pays où vous allez notamment si vous voulez prendre des choses plus spécifique (notamment les médicaments contenant des opioïdes…). Si vous avez un traitement régulier à prendre et qui est prescrit par votre médecin (thyroïde, hypertension…), prenez toujours votre ordonnance avec vous et si possible ayez une traduction en anglais. De plus laissez les médicaments dans leurs emballages d’origine.

Dois-je prendre aussi des protections personnelles non médicamenteuses?

Elles dépendront du pays où vous allez mais je répondrais que oui. Oui mais alors quoi ?

Pour l’eau :

  •  Si vous savez que vous allez partir en treck ou dans des régions reculées avec un accès à l’eau potable limité, pensez à prendre avec vous des pailles filtrant l’eau, gourde avec filtre intégré ou pastille micropur qui permettent de purifier l’eau et la conserver.
  • Si vous êtes dans un pays où l’eau courante n’est pas potable, ne prenez pas de boisson contenant des glacons. De plus sur place quand vous achetez de l’eau, sachez que vous aurez le choix entre de la ‘spring water’ et de la ‘drinking water’. La différence ? La première est de l’eau minérale, la deuxième est de l’eau filtrée. L’eau minéral étant bien souvent importée d’assez loin, la difference de prix entre les 2 peux être assez conséquente.

Pour la nourriture :

  • La nourriture locale peut mettre à mal votre système digestif, notamment les plats très épicés si vous n’avez pas l’habitude. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se priver des spécialités locale cela sera dommage !!! Mais par exemple si vous avez mangé un plat délicieux mais qui vous a retourné le ventre, soyez sage, mangez quelque chose de moins fou le lendemain ! Et puis discutez avec les locaux ils ont certainement des astuces ! Par exemple si un restaurateur indien vous propose un mélange de graine en fin de repas, ne refusez pas, c’est pour aider votre système digestif et dire adieux aux brûlures d’estomac !
  • Sinon en voyage (comme à la maison) on se lave bien les mains avant de manger et si ce n’est pas possible essayez de rincer vos mains avec un peu d’eau (un fond de gourde peu suffire) pour enlever poussière et saletés puis appliquez un gel hydro-alcoolique pour désinfecter.

Pour le corps :

  • Pour les zones infectées de moustiques, prenez avec vous un anti-moustique efficace ! C’est-à-dire un qui est fait spécialement pour les zone tropical par exemple ! Personnellement je prends toujours la gamme insect écran. Même si certains diront que la composition est trop chimique, l’efficacité est hors pair, et vu que je l’utilise que pour une courte durée cela ne me gêne pas du tout, me sachant un met très, très, très apprécié des moustiques… je ne prends aucun risque ! Attention respectez tout le même les conditions d’utilisation et le nombre d’application maximum par jour. De plus lors des excursions, privilégiez les vêtements long et large. Sinon en dehors des répulsifs à se mettre sur le corps, vous pouvez utiliser une moustiquaire imprégné pour la nuit ou encore prendre une chambre avec climatisation, les moustiques n’aime l’air sec et froid (18°C°)!
  • Pour les zones très ensoleillée, on ne le dira pas assez, restez au maximum à l’ombre, portez au maximum des chapeaux et vêtements longs comme des chemises en lin, jupes longues, pantalon esprit sarouel… le choix est grand ! Quand vous choississez de vous exposer, mettez de la crème solaire, avec un indice adapté, et renouvelez l’application plusieurs fois par jour ! Un coup de soleil ça fait mal, vous serez moche sur vos photo souvenirs et pire que ça, ça peut être dangereux…  Si un jour vous avez rougi, malgré ces conseils le lendemain soyez malins, couvrez la zone pour ne pas la ré-exposer ! Attention ce n’est pas parce qu’il fait froid que cela veut dire que le soleil ne tape pas … Je pense notamment au ski ou en bord de mer avec le vent qu’il peut y faire, qu’on peut oublier la réverbération sur la neige ou le sable… Enfin si vous souhaitez vous baigner ou faire du snorkling dans les récifs coraliens, s’il vous plait protégez l’ocean…C’est le seul moment où je vous dirais d’évité la creme solaire (sauf celles qui sont au norme pour le respect de l’environnement) et mettez simplement un teeshirt long en coton qui vous proteregera du rayonement UV.
  • Pour les zones très froides, bon bien sur des vêtements chauds, n’hésitez pas en accumulé les couches en mode oignon et regardez si il est aussi possible de louez des vêtements spécifique sur places comme vous le feriez en station de ski. Une ancienne collègue avait fait ça quand elle était partie en plein hivers au canada, cela lui à permis de partir plus léger et surtout d’avoir des tenues adaptées au température du pays ! Si vous savez que vos pieds craignent beaucoup le froid, pensez peut être à acheter des chaufferettes comme au ski, cela peut vous évitez des engelures.

Voilà j’espère que mes petits conseils vous aideront à voyager en toute sécurité quand le confinement sera levé.

Des bisettes,

Claire